rss Actualités

Convention SOLAS - PESEE DES CONTENEURS

Lire la suite

Certification OEA NAVI-TRADE FORWARDERS

Lire la suite

La reconquete du marche turc

Lire la suite

La réforme portuaire avance malgré un retard au démarrage

02-04-14

Dominique Bussereau a réuni le 26 janvier les principales organisations professionnelles pour dresser un premier bilan de la réforme portuaire. Malgré un retard au démarrage, le changement devrait permettre d'attirer dans nos ports les investisseurs étrangers.
 
Lancée en janvier 2008 par le Premier ministre lors d'un déplacement à Marseille, la réforme portuaire suit son chemin. Le texte a été adopté par le Parlement le 4 juillet, le 30 octobre, un accord-cadre national a été signé entre les partenaires sociaux. Les ports autonomes sont devenus des "grands ports maritimes". Ces évolutions ne se sont pas faites sans désordres et mouvements sociaux.

Début 2009, la nouvelle gouvernance se met en place. Les conseils de surveillance sont installés. À Nantes, Dunkerque, La Rochelle et Marseille, ils se sont déjà réunis. À Rouen, Bordeaux et Le Havre, ils le feront courant février 2009. Les conseils de développement, qui ne seront pas de "simples chambres à donner leur avis", a précisé le secrétaire d'État, sont en cours de constitution. Il appartient désormais aux responsables de ces ports de présenter avant le 9 avril leur projet stratégique.

Nouvelles institutions portuaires : le ministre se défend

Tirant un bilan de cette première année, Dominique Bussereau reconnaît un léger retard au démarrage. "J'entends consacrer autant d'énergie à la mise en œuvre de ce texte qu'à sa constitution", a-t-il souligné.
Cette mise en place des nouvelles institutions portuaires ne s'est pas faite sans grincements de dents. Répondant aux critiques, le ministre se défend d'une position trop jacobine. "Lors des changements, nous ne pouvons contenter tout le monde. Nous avons voulu faire en sorte que chacun soit représenté tant les pouvoirs économiques et politiques locaux que nationaux." Et reprenant certaines propositions, Dominique Bussereau s'est montré favorable à une approche hanséatique des ports. "Elle doit se matérialiser dans les conseils de développement", a-t-il dit.

Le détachement des personnels portuaires

Sur le plan social, depuis le 4 décembre 2008, les partenaires sociaux négocient pour élaborer une convention collective unique des personnels portuaires et de la manutention. Le détachement des grutiers vers les sociétés de manutention, considéré parfois comme pierre angulaire de ce dossier, ne sera véritablement abordé qu'après la présentation des plans stratégiques des ports. Au niveau national, ce détachement touche un peu moins de
2 000 personnes, selon les premières estimations. "Sur ses négociations, nous n'enregistrons pas de crispations particulières, seulement des discussions franches", souligne le secrétaire d'État aux Transports.

Cette première réunion de suivi a toutefois été marquée par l'absence des syndicats. "Nous avons voulu tirer un bilan sur l'aspect économique du dossier. Nous n'excluons pas d'inviter le syndicats, lors de la prochaine réunion dans deux mois", indique Dominique Bussereau.

Vendre la réforme à l'étranger ?

Entreprendre une réforme des structures portuaires en pleine crise économique peut s'avérer risqué. "Dans le cadre du plan de relance, nous prévoyons d'augmenter les investissements dans les ports." L’enveloppe de 70 millions d'euros consacrée en 2008 s'élèvera à 160 M € en 2009, soit une hausse de 120%. Pour le gouvernement, la réforme doit permettre de se mettre en ordre de marche avant la reprise. "Le transport est toujours le premier élément à démarrer après une crise", a expliqué Dominique Bussereau.
Tandis que les ports métropolitains ont entamé leur mue, ceux d'outre-mer font l'objet d'un audit par une mission du ministère. Le rapport sera remis fin mars 2009, en vue d'éventuelles mesures.

Ensuite, le secrétaire d'État prévoit de "vendre" la réforme en Asie et au Moyen-Orient. "J'envisage un déplacement, courant avril ou mai, en Asie et dans certains émirats du Golfe pour expliquer notre réforme et inciter les investisseurs à venir dans nos ports." En ligne de mire, il vise Dubaï, la Chine et Singapour en priorité.

Par Hervé Deiss |

www.ntf-sas.com

Nos 25 ans d expérience transit - conseil logistique s'adaptent à vos exigences "qualité-sécurité" et apportent une réponse spécifique à chacun de vos "export - import" confiés à nos services.